Emmanuel Macron souhaite augmenter le nombre de capteurs en orbite basse pour le renseignement. Cela veut-il dire une nouvelle constellation satellite ? Il existe d’autres options.
Le 27 janvier, le commissaire européen Andrius Kubilius a annoncé accélérer le calendrier d’Iris² et confirmé le début des opérations de Govsatcom. Une série d’annonces sur fond d’inquiétude au sujet de l’essor de constellations nationales.
Le 21 janvier, la société américaine Starfish Aerospace a annoncé avoir signé un contrat avec la Space Development Agency du Pentagone pour désorbiter au moins un des satellites du programme PWSA, une mégaconstellation satellite en orbite basse de communication sécurisée et de suivi de missile. Mission prévue en 2027.
Le satellite espagnol de télécommunications militaires SpainSat NG 2 a été déclaré perdu le 16 janvier. Ce dernier aurait « subi l’impact d’une particule spatiale », d’après son propriétaire. Mais un problème électrique serait en réalité à l’origine de la défaillance.
En marge de son passage au forum de Davos, le président américain a déclaré avoir besoin du Groenland pour son projet de Golden Dome, un bouclier anti-missile à l’instar du Dôme de fer protégeant Israël. Un argument qui tient peu la route…
Dans son discours des vœux aux armées, le chef de l’Etat a annoncé vouloir consolider « encore avantage » la dimension spatiale des activités militaires françaises. Pour cela, Emmanuel Macron a annoncé l’augmentation prochaine des capacités en orbite basse pour la connectivité et l’observation de la Terre. Le Président de la République a également insisté sur le besoin d’une industrie spatiale plus véloce.
Le contrat a été annoncé le 19 décembre pour un montant de 3,5 Mds$ (3 Mds€). La Space Development Agency (Agence spatiale de développement – SDA) du Pentagone a commandé 72 satellites auprès de 4 constructeurs pour constituer une première partie de la Tranche 3 de sa constellation militaire de communication et de détection et de suivi de missile (PWSA).
L’US Space Force et le Commandement de l’Espace de l’Armée de l’Air et de l’Espace ont annoncé le 14 décembre le succès de leur seconde manœuvre conjointe de proximité dans le cadre de l’opération Olympic Defender.
Le 10 décembre, les compagnies allemande Helsing et norvégienne Kongsberg ont annoncé joindre leurs forces dans la proposition d’une future constellation satellite en orbite basse capable de fournir des services de renseignements et de communication. Une annonce on ne peut plus opportune.